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Je n’écris que dans l’ultime nécessité de vivre. Il se peut qu’alors les mots s’enlacent aux ombres fantomatiques de mes amours défuntes.
Je ne sais écrire qu’ainsi. Dans la passion funeste des sensualités.
Tracer un trait au ciel à l’unisson d’un jeune sein transi d’un plaisir improbable. La crête entrevue si souvent, et si souvent perdue dans les virages amers de l’ascension. Le mont si protégé de ta prude prestance. Il ne te sera pas, souvent donné à l’air du temps, de goûter au plaisir des instants.
Laisse ainsi fuit le temps de tes regrets posthumes.
Tu as temps cette ligne élancée qui fait les vallées froides et les sentes ardues menant aux saillantes pointes. Tu as de cette race qui fait les passions de félins.
Sur l’autoroute, la ligne des crêtes allait s’alanguissant. Lentement. Dans le soir humide, et frais d’un été étonnant. J’aimais ta nervosité fébrile comme on savoure une cadence vite emmenée. Ta cigarette happait ta bouche et s’épanchait sournoise au bord de la nuit. C’était un de ces temps que l’on garde au coeur tel ainsi le trait que le peintre pose à l’orée de l’oeuvre à venir.

Lignes de crête[S]-2

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