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Les volets
clos sur la mer.
Les pas
cherchent dans la traîne du sable mouillé
le regard qui attend.
Le jour d’hiver est blanc
et mon oeil balbutie aux portes de l’infini.
Ce monde
a comme une odeur d’inquiétude qui s’attarde
aux façades mortes d’une autre vie.
Des chiens
ivres de liberté
s’éparpillent comme des taches d’encre
en devenir sur une feuille tremblotante.
Le vent
lèche ma peau de sa lente caresse brûlante,
et le sel des pays lointains a comme la saveur fondante de ton sexe
à l’aube de l’amour.

Les taches s’engloutissent dans la nuit.

L’ombre se brise aux chemins de promenades
vidés de rire.
Les lumières du voyage,
ressemblent aux rues de Noël, faites aux marchands de rêve,
lorsque les pauvres font souvenir de solitude.

Le ciel est en silence,
et sur la coda du soir peu à peu s’évanouissent les traces de l’homme,
comme si sur la toile pour l’heure délaissée
la pensée seule ordonnait le chaos.
et le regard prend ce fruit qui se donne
et le corps laisse
l’âme quêter aux murs blancs de la nuit
et la  nuit a ce parfum de femme encore enfant, avec le sourire profond qui sourde
d’un ventre juste dévoilé.

Les livres oseraient presque
laisser la tendresse glisser sur l’ennui.
plus loin, pourtant
la folie ordinaire mâche ses vies quotidiennes,
        et la couleur, de la mort en innocence .
                                           
   
Normandie . 1995/97


Tag(s) : #Feuillets de l'après

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