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La troisième partie.

Du livre. L'écrire seul. Renouer avec la solitude des mots. Retrouver la mélancolie tendre.

De très courtes nouvelles. D'anciennes rêveries. Probables.

Une poésie laborieuse. Ne rien dire. Ne rien raconter. Ne rien imaginer. Ne rien inventer.

Ne rien subir.

Aller.

Se retrouver en Écriture. Alors. Se retrouver!

Dans la solitude attendue des mots toujours inattendus. Dans le si long enchevêtrement des amertumes.

Les voies. Segments de nuit qui font le jour. Fragments joints. 

Aller. Enfin! S'en aller quelque-part autrement. Dans la toile des rails et par-delà les aiguilles.

Qui nous dévieraient peut-être. Au-delà de la chambre 16.

Qui nous délivreraient.

Au-delà du bruissement, du frémissement de ces heures assises, de ces heures posées comme un soupir sur la portée instrumentée des jours ordinaires. Au-delà! Au-delà de leurs si tristes habitudes. Ah oui, s'en aller enfin. S'en aller pour de bon. En finir avec ce trop lourd ennui. En finir avec l'anxiété de l'amour. En finir avec la question de savoir.

 

J'aime ces draps vierges qui nous accueillent. Comme deux amants nouveaux. En quête.

Aborder la vie. Au port. Jeter la corde et s'amarrer. Se tendre au quai. Sentir la vague et la consolation de la darse.

et

Aller au Pub et se coucher dans la nuit éphémère de quelques corps payés.

et

S'inventer Marin! Et pourquoi pas? La mer... toujours tu chériras la mer, disait-il...

Et ton esprit n'est pas un gouffre moins amer.

Encore s'étonner de la brume qui vacille et doucement se donner au jour.

Entreprendre un dialogue incertain avec Notre mémoire. La terre.

 

Sentir la terre. La prendre. Lui donner le temps. La respirer. La caresser. Comme un sein à l'aube claire d'un jour d'octobre. Comme une envie d'herbe. Comme un café insoupçonné.

 

 

 

Tag(s) : #Notre écriture

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