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Mon corps est  tel un paillasson posé au seuil, d’un Bonheur. Avant d’entrer, on s’essuie les pieds et l’âme, et je sens en moi descendre tout ce que l’on veut ôter de soi. Avant l’extase. Alors mon corps absorbe, il ingère, il souffre et se tord. Il geint et grogne. Il ne peut vomir, car il se doit de purifier les anges. Il se doit d’être alchimiste.
Tu m'as donné ta boue et j'en ai fait de l'or.”
écrivait le poète.
Et toi, enfin tu peux entrer. Dans le temple édifié de ta modernité.
Mais que m’importe. Je te suis serviteur pour ta quête d’ Ether. Je te suis dévoué, mais pas dévot.
J’aspire à renaître, bientôt, en toi. Car il n’est d’autre écrin. Je connais les clés du Temple et je les garde en moi, comme une fleur de vie, cousue à mon coeur.  
J’aspire à la vie nouvelle, qui contient toutes les vies.
J’aspire à l’au-delà de ta vie trop aisée, de ta vie trop offerte. Je connais ton Ciel, ton Azur et la mer, celle-là même qui gonfle l’Ailleurs, le mot de tes rêves.
Le visiteur des rêves m’a visité. Il m’a dit les mots et les images, il m’a dit, en vérité.
Le visiteur des rêves m’a donné la clef.

J’écris l’histoire, seul, en attendant. Certains auraient dit “Godot”... Mais je sais. La foi est un présent donné.
Mon aube vient.
Je l’aime.

Robert Schumann 
Chants de l'Aube  [Gesange der frühe Op 133]

http://www.michel-berthelot.com/files/Schumann_Gesange_1.jpg
La fin de la partition,
se perdre... peu... à ... peu...

 



Tag(s) : #Le blog deBerthe

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