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C'est comme un début d'été. La charge lourde d'un ciel sans nuages. L'écrasement sourd du three ô clock. Les mots paressent entre somnolence et désirs diffus.

Plus loin, les champs se reposent. La fauche est terminée.

La terre déjà s'en retourne. Elle sent l'automne. La saison aux mille couleurs. L'ocre, bien sur. Mais aussi tant d'étincelles. Et les saveurs chaudes encore de la fin d'été. Ou bien encore...

Comme un début d'été. L'amour improbable. L'extrême frôlement des odeurs. L'inopiné croisement des rêves. L'abandon soudain des certitudes empilées à force.

C'est un peu comme en écriture. Se donner aux mots. Libérer l'ennui. Enfin.

L'abominable ennui de l'errance.

Tu erres aussi. Fragmentée. Attirée. Prise.

Et puis, enfin...

Fuyante. Étouffée. Éprouvée... Enrichie. 

Libre.

 

Dimanche 2 septembre

Septembre.

Le temps du retour. Quel retour?  Faut-il vraiment chaque fois s'en retourner?

Un jour, imaginons, l'autre côté du retour.

Le Rester.

Demeurer. L'invention.

 

L'étonnant. Pouvons-nous être étonnés?

Encore? La surprise.

L'imprévu.

Le Bonheur est souvent au-delà de l'attente. Au-Delà du prévisible et du calendaire. Le bonheur, c'est à dire la rencontre.

Rencontrer, c'est à dire l'à-venir.


Oui, disait Michel Butor: "L'opéra. C'est à dire le théâtre".

 

 

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