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Berthe, ma Berthe en musée. Quand donc va t-elle venir, cette nouvelle humanité, que tu avais  si  fort voulu par delà  ta mort, par delà  l'errance. Par l'amour et la persévérance.
Je rêve d'une humanité sans mensonges, sans bassesse et sans faiblesses, d'une humanité de Joie.
Berthe, au-delà il y a le ciel. Le Ciel, si pur d'être bleu,  si bleu d'être  ciel. La couleur de la Vie, de la Vie vraie, de la Vie donnée. Bien sur Berthe, ce ne sont que des mots mais les mots ont pouvoir. Les mots sont pour donner, pour transmettre et je transmets, à qui peut recevoir.  


C'est la dernière semaine des travaux. Nous en sommes aux finitions et aux vérifications ultimes. Dés lundi prochain, le musée ouvrira de nouveau à son public, et sans doute aussi aux autres. Et puis ce sera le montage de la grande exposition temporaire d'hiver, dont nous aurons l'occasion ici-même de rapporter quelques échos de palette.
En ville il fait temps d'automne et prémices d'hiver. Les sols glissent de feuilles détrempées et qui se décomposent lentement en attendant le passage du balai mécanique. La nuit vient maintenant plus vite et s'installe pernicieusement. L'âme est en pluie et ne sait parfois où poser tendre souffrance, pour y gouter seulement juste un peu de lumière, juste un peu de chaleur.
Les journées trop brêves n'accordent plus maintenant qu'une pâle et timide blancheur au jour. Les hommes vaquent à des occupations diverses, qui font leur temps de vie. Moi parfois au confins de la nuit, il me vient en coeur  quelques mots que Nyx, belle ambigue, laisse filer sur elle

écrire quelques mots
c'est ainsi l'écriture
tu le sais bien
je ne comprends pas ce que je fais dans cette ville en nuit
je ne comprends pas

je t'offre ces quelques lignes d'insomnie de l'urbain
de corps
mais pas de cœur
et si mon corps a mal mon cœur accueille
ton âme forestière

et qu'elle s'envole alors vers les rêves doux de ta nuit




Tag(s) : #Le blog deBerthe

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