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Comme cette musique est extraordinaire. Je n'ai jamais assez de mots pour dire comment elle nous transcende... C'est sans doute cela, le Génie. Le Bonheur, tout simplement.

"Bach est un génie capable d'écrire en s'appuyant sur la raison et l'émotion avec un équilibre fantastique. 'Bach l'architecte' : voici bien une de mes expressions préférées pour le décrire car il peut étreindre le coeur d'une seule harmonie."   Ton Koopman

 

 

Bereite dir, Jesu, noch itzo die Bahn,
Mein Heiland, erwähle
Die gläubende Seele
Und siehe mit Augen der Gnade mich an!

J. S. Bach
Cantata BWV 147
Herz und Mund und Tat und Leben.
Composed in Leipzig, 1723.
Cantata for the Visitation of the Blessed Virgin Mary.
Readings: Epistle: Isaiah 11: 1-5; Gospel: Luke 1: 39-56
Concentus Musicus Vienna.
Arnold Schoenberg Choir.
Nikolaus Harnoncourt, conductor.
Christine Schaefer, soprano.

 

Dimanche 6 février

Ce week-end c'était "La folle journée de Nantes". Un merveilleux rendez-vous avec la Musique, avec les musiques. L'édition de cette année 2011 était dédiée au post-romantisme allemand. Un univers musical qui m'est particulièrement cher. En 2010, je me souviens, j'étais dans le Cher. L'édition était consacrée à Chopin, ce qui semblait logique en cette année d'anniversaire. C'est la dernière fois que j'ai vu ma Rouqui en vie. Elle est morte le 28 février.

Ce soir de janvier, nous avions écouté les 24 Préludes. En  direct de la capitale bretonne.

 

SNC00253

 

 

 

 

 

 

 

Les chats sont des êtres extraordinaires. Tendres et affectueux. Obstinés. Têtus. Très opportunistes aussi. Et si attachants. Une irremplaçable présence. Et puis, ils savent nous parler des morts, eux qui ont 9 vies...

 

Aujourd'hui, un bonheur fut d'écouter le merveilleux Concerto de Berg  "à la mémoire d'un ange". Une oeuvre pétrie de romantisme, lyrique à l'extrême, magnifique... tellement émouvante. Et ce Choral qui se pose, comme un signe de l'Ange.

"Le compositeur réintroduit des accords tonals au sein du langage dodécaphonique et renoue avec le passé en citant un choral de Jean-Sébastien Bach "Es ist genug" (cantate BWV60) et un air folklorique carinthien "come una pastorale". A propos du choral de Bach dont l'idée n'était venue à Alban Berg qu'au cours de l'élaboration du concerto, Louis Krasner dira bien plus tard ces paroles étonnantes au cours d'une conversation avec le violoniste britannique Peter Sheppard Skaerved à Boston en 1989 : " Bach a écrit (ce choral) de sorte que Berg puisse le trouver et Berg a écrit son concerto de sorte que Bach puisse écrire son choral. Si vous ne savez pas cela, alors s'il vous plaît laissez-moi maintenant". Aux yeux de Louis Krasner, il était évident que les deux pièces étaient nées en même temps,en communion l'une avec l'autre."


Quelle merveille. Soyons heureux de tant de beauté à partager...Merci à Renaud Capuçon, et à l'orchestre et son Chef...

Et puisque j'évoque ici la musique de cette "seconde école de Vienne", comme il est coutume de la nommer, je me dois d'évoquer celui qui pour moi est le plus radical, le plus novateur, et sans doute le plus poète. Anton Webern. Ce compositeur, finalement très effacé, à la vie assez terne, et à la mort, oserait-on dire stupide a écrit, et plus encore pensé, une musique au-delà de laquelle rien ne serait jamais plus pareil. Son oeuvre a profondément changé la conception même de l'oeuvre musicale. Tant son langage que sa forme, et même, sa nécessité. Naturellement, on n'écoute pas une oeuvre de Webern d'une oreille hasardeuse. Cette musique, comme toutes celles qui vont lui offrir son héritage exige une attention, une écoute. Je ne parle pas d'effort... il serait un peu idiot de penser ainsi. L'écoute de l'oeuvre de Webern  se découvre, comme celle de Bach ou de Beethoven. La musique est un langage, tout comme l'écriture, la peinture, la danse ou la sculpture... elle permet à l'homme d'exprimer ses émotions, ses peurs et ses joies. Ses amours et ses tristesses. Ses angoisses... et tant, et tant... L'homme est un chercheur, un inventeur. Un défricheur, aussi. Qui sème la moisson promise.

Te souviens-tu de cet air des "Pécheurs de Perles"? Papa le chantait si bien. Quel souvenir. Les larmes m'en viennent. Ah... la musique. Comment vivre sans elle? Ma Compagne, mon Amie douce. Ma tendre. Tu m'es si essentielle et si précieuse.

 

Et ne pas oublier ce duo aux harmonies si chorales, et qui parfois au gré de la mélodie nous évoquent la "Carmen"... Chants du Sud... Chaleurs et puis les nuits d'Eté.. Les places habitées des fantômes de la Ville. Les places désertées du Soleil, enfin offertes à la volupté acerbe des heures noires.

L'amitié.

 

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